LA SAGESSE DE L'ACCEPTATION

Parfois, la vie nous semble difficile et nous sommes tentés de chercher un coupable: les autres, les événements, la société, la vie!  Nous sommes dans la résistance, dans le rejet de ce qui est et nous souffrons.  Dans ces moments, il est impensable de juste accepter ce qui se passe, ce qui est.

 

Pourtant, pour arriver à changer quelque chose, que ce soit en soi ou à l'extérieur, le premier pas consiste à accepter la réalité.  C'est notre prise, notre point de départ pour agir.

 

La vie est remplie de choses à accepter.  Accepter qui nous sommes, accepter d'être responsable de notre vie et de répondre à nos besoins, accepter de nous pardonner nos erreurs et de pardonner aux autres d'être eux-mêmes et non ce que nous voudrions qu'ils soient, accepter notre vieillissement, accepter que la vie a une fin, accepter les deuils à faire.  Accepter les injustices, les inégalités, les guerres... accepter l'inacceptable!

 

Notre premier pouvoir est celui que nous avons sur nous-mêmes.  Nous avons la capacité de nous observer sans jugement, d'être à l'écoute de notre expérience intérieure et de nous laisser guider par elle afin de faire des choix en accord avec qui nous sommes tout en respectant notre rythme et nos limites.

 

Apprendre à se connaître et à s'accepter, nous donne accès à toute la richesse qui se cache au fond de nous.  Nous avons tous des qualités, des talents et des habiletés à découvrir et à développer.  Partager le meilleur de soi avec les autres et avec la société nous donne le pouvoir de contribuer à changer les choses que nous avions de la difficulté à accepter.

 

Ce sur quoi nous pouvons agir donne un sens à notre vie, nous aide à prendre et à apprécier chaque jour comme il vient, nous permet d'ouvrir la porte de notre coeur et de notre esprit, de craindre moins et d'aimer davantage.

 

L'acceptation n'est donc pas une fin, mais un début, le début de la sagesse!

 

Bonne réflexion!


Micheline Claing

Décembre 2014