Temps des fêtes… temps de pardon? 

Le temps des fêtes est une période où il y a plusieurs occasions de festivités, que ce soit au travail, entre amis, en famille, dans la famille élargie, la belle-famille, etc. 

Nous ne choisissons pas toujours les personnes qui participent à ces fêtes.  Parfois, nous vivons un inconfort par rapport à certaines personnes, et le temps des fêtes peut devenir un moment de conflits, souvent un conflit intérieur avec soi-même. 

Nos vieilles cassettes peuvent se mettre à défiler : « Ha, non! pas encore elle (ou lui)! Cette année, je n’y vais pas! S’ils pensent que je vais me laisser casser les pieds par… Je vais lui fermer le bec une fois pour toutes… » Vous reconnaissez-vous? 

Que vivez-vous à l’intérieur? Peine, colère, ressentiment, appréhension, tension, anxiété, …? Beau temps des fêtes! C’est plutôt un temps de discordes, d’inconfort, de corvées! 

 Depuis près de 20 ans, j’ai réalisé que la solution idéale est le pardon; celui qu’on donne aux autres autant que le pardon à soi. Pas facile, me direz-vous!  C’est vrai, mais quand j’ai réalisé que c’est quelque chose que je fais d’abord pour moi, la pilule s’est mise à être attirante et à faire effet. 

Qui vit les malaises? Moi. Qui a de la peine? Moi. Qui est en colère? Moi. Qui est pleine de ressentiment? Moi. Qui vit l’appréhension des rencontres? Moi.  Qui devient tendue, anxieuse? Moi, moi, moi

En plus, dans cet état, je ne suis pas de bonne compagnie pour les autres, parce que ces états d’âme transparaissent et contribuent à alourdir l’atmosphère que, justement, je déplore! En d’autres mots, j’attire les énergies de la même qualité que la mienne, c’est-à-dire encore plus de… !!!, ce qui m’horripile encore plus! 

Le pardon brise le cercle!  Comment j’y arrive?

 D’abord, en prenant le temps de m’arrêter et d’écouter ce que je vis exactement par rapport à la personne ou à la situation. J’essaie de séparer ce qui m’appartient de ce qui vient de l’autre. En partant du constat que je ne suis pas parfaite, je ne peux demander aux autres d’être parfaits, de répondre à mes attentes, de me ménager dans ma sensibilité ou ma vulnérabilité. Ensuite, je me demande si, dans ma vie, il ne m’est pas arrivé de faire ou de dire quelque chose de semblable à ce que je reproche à l’autre.  Réponse : probablement, pour ne pas dire sûrement! J’essaie aussi de me mettre dans la peau de l’autre, avec son vécu, ses blessures, ses manques…, et de comprendre que souvent ce n’est pas personnel. Aussi, quand  j’arrive à être touchée par le fait que l’autre, dans sa façon d’être, est en train d’exprimer ce qui est en fait une souffrance, je peux avoir de la compassion pour cette personne, et le processus de pardon est en marche. 

Il m’arrive de devoir répéter l’exercice plusieurs fois. Je pense que j’ai pardonné à quelqu’un et hop! un petit ressentiment refait surface. Alors, je recommence! 

Bien entendu, pour moi, pardonner ne veut pas dire de donner à certaines personnes l’occasion de nous blesser à répétition. Parfois, la seule chose que l’on puisse faire pour être en paix avec soi-même, après avoir pardonné, c’est de couper certaines relations. 

C’est certain que de décider de ne pas assister au réveillon familial peut aussi blesser les personnes qui ne sont pas impliquées dans notre conflit. Ce sera peut-être à soi qu’il faudra pardonner et trouver une autre façon de festoyer malgré tout avec ceux qui nous tiennent à cœur. 

Bien sûr, on peut aussi tenter de régler les conflits par la communication. Ce n’est pas toujours possible, mais le pardon est toujours au rendez-vous! Le pardon aux autres et à soi amène toujours une paix intérieure! 

Je vous souhaite donc, dans cet ordre, un temps des fêtes empreint de pardon, de paix et d’amour!    

Micheline Claing 

Décembre 2013